Mélodie cocktail

Grand Classique n° 11

Mélodie cocktail

1948 · 1 h 15

Réalisation
Clyde Geronimi, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, Jack Kinney
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Deuxième tentative de Fantasia populaire après La Boîte à musique, Mélodie Cocktail aligne sept segments musicaux sans lien entre eux, portés par les vedettes de la chanson américaine de l’immédiat après-guerre.

C’est le genre de film qu’on ne regarde plus d’un bloc, et dont deux ou trois morceaux méritent pourtant largement d’être connus.

Le programme

  • Il était une fois l’hiver — une promenade en traîneau qui tourne mal, dans un style graphique proche de la carte de vœux animée.
  • Bumble BoogieLe Vol du bourdon de Rimski-Korsakov transformé en boogie-woogie endiablé, avec un bourdon persécuté par ses propres notes de musique. Le segment le plus inventif du lot.
  • La Légende de Johnny Pépin-de-Pomme — l’histoire du planteur de pommiers légendaire de la conquête de l’Ouest, narrée et chantée par Dennis Day, qui assure toutes les voix.
  • Petit Toot — un remorqueur turbulent qui cherche à se racheter, chanté par les Andrews Sisters.
  • Trees — un poème de Joyce Kilmer mis en images, dans un registre contemplatif.
  • Blame It on the Samba — le retour de Donald et de José Carioca, avec l’organiste Ethel Smith.
  • Pecos Bill — la grande légende du cow-boy élevé par des coyotes, présentée par Roy Rogers en prises de vues réelles.

Ce que seuls les fans savent

  • Pecos Bill fume dans la version d’origine, et roule ses cigarettes d’une main. Les rééditions récentes ont fait disparaître numériquement la cigarette, ce qui donne quelques gestes assez mystérieux à l’écran.
  • La fin du segment de Pecos Bill est étonnamment mélancolique pour un film de ce type, et tranche complètement avec le ton comique du reste.
  • Johnny Pépin-de-Pomme a réellement existé : John Chapman, pépiniériste américain du début du XIXe siècle, dont l’activité de plantation à travers l’Ohio et l’Indiana a nourri toute une mythologie nationale.
  • Le film clôt la série des collaborations sud-américaines commencées avec Saludos Amigos : c’est la dernière apparition de José Carioca dans un long métrage de cette période.
  • Ces films à sketches ont sauvé le studio financièrement, mais Walt Disney les considérait comme un pis-aller et n’a jamais caché son impatience de revenir aux vrais longs métrages.
  • Plusieurs segments ont circulé seuls en courts métrages pendant des décennies, notamment Petit Toot et Bumble Boogie.

Où le voir aujourd’hui

Disponible sur Disney+ et en Blu-ray. À picorer : commencez par Bumble Boogie, qui tient en trois minutes et vaut à lui seul le détour pour son inventivité graphique.