Grand Classique n° 62
Le bossu de Notre Dame 2 : le secret de Quasimodo
2002 · 1 h 08
- Réalisation
- Bradley Raymond
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Il faut dire les choses franchement : c’est l’une des suites les plus faibles jamais produites par le studio, et l’écart avec le film qu’elle prolonge est vertigineux.
Le Bossu de Notre-Dame osait le désir coupable, le fanatisme religieux et la persécution. Sa suite raconte le vol d’une cloche par un cirque ambulant.
L’histoire
Paris prépare la fête des Cloches. Un cirque arrive en ville, dirigé par Sarousch, illusionniste et voleur, qui a repéré la Fidèle — la plus précieuse des cloches de Notre-Dame, sertie de pierres.
Il charge son assistante Madellaine de détourner l’attention du sonneur pendant l’opération. Elle rencontre Quasimodo, et le plan se complique.
Ce qu’il faut savoir
- Le film abandonne tout ce qui faisait la force du premier : la partition chorale, le latin liturgique, l’ampleur des foules et la noirceur du propos. Il reste une comédie romantique légère dans un décor médiéval.
- Les gargouilles occupent une place bien plus grande qu’en 1996 — or elles étaient déjà le principal reproche adressé à l’original.
- Quasimodo trouve l’amour, ce que le premier film lui refusait délibérément. Ce choix, qui paraît généreux, annule en réalité la conclusion du film de 1996.
- La production a été plus légère que la moyenne des suites de cette période, ce qui se voit sur l’animation et sur la durée, l’une des plus courtes du catalogue.
- Plusieurs comédiens d’origine sont revenus pour la version américaine, dont Tom Hulce en Quasimodo et Jason Alexander en gargouille.
- Le film n’a jamais été défendu par personne, y compris chez ceux qui apprécient les suites vidéo Disney — il figure en dernière position de la quasi-totalité des classements.
Où le voir aujourd’hui
Disponible sur Disney+. À réserver aux complétistes. Pour tous les autres, le film de 1996 se suffit largement à lui-même, et sa fin n’appelait aucune suite.