Pinocchio (2022)
2022 · 1 h 45
- Réalisation
- Robert Zemeckis
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Ce film a subi la comparaison la plus cruelle de toute la série des remakes. Sorti sur Disney+ en septembre 2022, il s’est retrouvé quelques semaines plus tard face au Pinocchio de Guillermo del Toro, film en volume produit par Netflix, qui a remporté l’Oscar du meilleur film d’animation.
Deux Pinocchio la même année : l’un cherchait à reproduire un classique, l’autre à le réinventer. Le second a gagné sur tous les tableaux.
Ce que le film change
Peu de choses, et c’est son problème. Il suit le film de 1940 de très près, en ajoutant surtout du temps : des personnages secondaires étoffés, une marionnettiste inventée pour l’occasion, une horlogère qui n’existait pas.
Deux modifications notables : la scène de l’Île enchantée est nettement adoucie — les enfants n’y fument plus — et la fin s’écarte de celle de 1940 sur un point que les amateurs du film original ont trouvé décevant.
Le nez qui s’allonge, en revanche, occupe une place plus grande qu’en 1940, où il n’apparaissait que dans une seule scène.
Ce qu’il faut savoir
- Robert Zemeckis avait déjà exploré ce terrain avec Le Pôle Express et Le Drôle de Noël de Scrooge : des films où des personnages numériques imitent l’apparence humaine. Le résultat divise ici comme il divisait alors.
- Tom Hanks joue Gepetto dans un registre très appuyé, choix que la critique lui a reproché.
- Cynthia Erivo interprète la Fée Bleue et chante « Quand on prie la bonne étoile », l’hymne du studio depuis 1940.
- Le film n’est jamais sorti en salles, allant directement sur Disney+ dans le cadre d’une opération anniversaire de la plateforme.
- Il est considéré comme l’un des remakes les plus faibles par à peu près tous les classements, aux côtés du Roi Lion pour des raisons opposées : l’un copie sans ajouter, l’autre ajoute sans convaincre.
Où le voir aujourd’hui
Exclusivement sur Disney+. À réserver aux complétistes. Pour découvrir cette histoire, deux options bien meilleures : le film de 1940, sommet technique du studio, et celui de Guillermo del Toro, qui ose la noirceur de Collodi.