Mufasa : le Roi Lion
2024 · 1 h 58
- Réalisation
- Barry Jenkins
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Le choix du réalisateur était la vraie information de ce projet. Barry Jenkins avait signé Moonlight, Oscar du meilleur film 2017, et Si Beale Street pouvait parler — un cinéma intimiste, lent, à mille lieues du blockbuster animalier.
Il a expliqué avoir accepté parce que Le Roi Lion avait compté pour lui enfant, et parce que l’histoire d’un orphelin recueilli par une famille qui n’est pas la sienne le concernait directement.
Ce que le film raconte
Rafiki raconte à la fille de Simba l’histoire de son grand-père. Mufasa n’est pas né roi : c’est un lionceau emporté par une crue, séparé de ses parents, recueilli par une troupe étrangère.
Il y est élevé aux côtés de Taka, l’héritier légitime, qui l’accueille comme un frère. Le film raconte comment ce lien se défait — comment un garçon aimant et loyal devient l’homme qui tuera son propre frère et prendra le nom de Scar.
C’est la meilleure idée du film : ne pas expliquer Scar par le mal, mais par une série de déceptions qu’on voit venir sans pouvoir les arrêter.
Ce qu’il faut savoir
- Lin-Manuel Miranda signe les chansons, dans un registre plus proche de la comédie musicale que ne l’était le remake de 2019, qui n’en comportait presque pas.
- Le film utilise la même technique que Le Roi Lion de 2019 : images de synthèse photoréalistes intégrales, avec plateau de réalité virtuelle. Les mêmes limites d’expressivité s’appliquent donc.
- Le démarrage a été modeste, avant que le bouche-à-oreille des fêtes de fin d’année ne porte le film bien au-delà des prévisions.
- Taka signifie « déchet » ou « ordure » en swahili — un nom que les ouvrages dérivés attribuaient déjà à Scar avant sa cicatrice, et que le film reprend en lui donnant un sens dramatique.
- Timon et Pumbaa commentent le récit depuis le présent, et se moquent ouvertement des conventions de la préquelle. C’est la respiration comique du film.
Où le voir aujourd’hui
Disponible sur Disney+ et en édition physique. Plus intéressant que le remake de 2019, parce qu’il raconte quelque chose de neuf au lieu de refaire — mais il se heurte à la même limite technique, et les visages de lions restent des visages de lions.