Alice de l’autre côté du miroir
2016 · 1 h 53
- Réalisation
- James Bobin
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Six ans après le milliard de dollars d’Alice au pays des merveilles, cette suite était censée reproduire l’exploit. Elle a été l’un des échecs les plus nets de Disney sur la période, avec des recettes très inférieures à son budget.
Ce que le film raconte
Alice est devenue capitaine au long cours et rentre à Londres après trois ans en mer, pour découvrir qu’on veut lui retirer son navire.
Elle repasse au pays des merveilles à travers un miroir et y trouve le Chapelier mourant de chagrin : il est convaincu que sa famille, qu’il croyait morte, est vivante quelque part.
Pour la retrouver, Alice devra voler la Chronosphère au Temps lui-même — personnage mi-homme mi-horloge — et remonter le passé sans rien y modifier.
Ce qu’il faut savoir
- Le film est dédié à Alan Rickman, voix de la chenille Absolem, mort en janvier 2016, quelques mois avant la sortie. C’est son dernier rôle.
- Sacha Baron Cohen joue le Temps, avec un accent germanique appuyé, et c’est l’élément le plus commenté du film — dans les deux sens.
- Le film explique l’origine de tout : pourquoi la Reine Rouge a une tête énorme, pourquoi elle déteste sa sœur, pourquoi le Chapelier est fou. Cette manie de l’explication est le principal reproche qui lui est adressé : le non-sens de Lewis Carroll ne demandait pas de causes.
- Tim Burton n’a pas réalisé cette suite, restant producteur. James Bobin venait des Muppets.
- L’échec a mis fin à la série, et a servi d’avertissement au studio sur les suites de remakes.
Où le voir aujourd’hui
Disponible sur Disney+ et en Blu-ray. Le film est visuellement inventif et narrativement pesant. À réserver à ceux qui ont aimé le premier — pour les autres, le classique de 1951 reste la meilleure porte d’entrée dans cet univers.