Grand Classique n° 80
Tarzan 2
2005 · 1 h 12
- Réalisation
- Brian Smith
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Ce n’est pas une suite mais un midquel : l’action se situe à l’intérieur du film de 1999, pendant l’enfance du personnage, dans l’espace laissé libre par la séquence de montage qui le faisait passer de l’enfance à l’âge adulte.
Le point de départ est plus touchant qu’on ne l’attend d’une production de ce type : un enfant qui se croit responsable des ennuis de sa famille et qui décide de disparaître pour la protéger.
L’histoire
Tarzan a une dizaine d’années et ne parvient à faire correctement aucun des exercices auxquels les jeunes gorilles se livrent. Une de ses maladresses manque de coûter la vie à plusieurs membres du groupe.
Persuadé d’être un danger pour ceux qu’il aime, et convaincu par une remarque de trop qu’il n’a rien à faire là, il s’éloigne — et se retrouve dans un territoire que les gorilles évitent, celui du Zugor, créature dont tout le monde parle et que personne n’a vue.
Ce qu’il faut savoir
- Phil Collins revient pour la bande originale, avec de nouvelles chansons dans la lignée du premier film — élément de continuité rare pour une production dérivée.
- Le Zugor est le meilleur personnage du film, doublé en version originale par George Carlin, l’un des plus grands humoristes américains de sa génération.
- Kala occupe une place centrale, et la relation mère-fils adoptif constitue le vrai sujet du film — prolongement direct de ce que l’original avait posé.
- La contrainte du midquel impose que rien ne subsiste dans le film de 1999, ce qui limite forcément les enjeux : on sait dès le début que tout finira exactement comme avant.
- Le film a été produit par DisneyToon Studios, avec des moyens très en dessous de ceux du long métrage d’origine — le Deep Canvas et ses mouvements de caméra spectaculaires ont disparu.
- C’est l’un des derniers midquels produits par le studio avant l’arrêt du programme.
Où le voir aujourd’hui
Disponible sur Disney+. Une production honnête, sensiblement au-dessus de la moyenne du catalogue de suites — sans rien retirer ni ajouter au film qu’elle prolonge.