Aladdin et le roi des voleurs

Grand Classique n° 44

Aladdin et le roi des voleurs

1996 · 1 h 21

Réalisation
Tad Stones
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Après la brouille née d’Aladdin — le studio ayant utilisé la voix de Robin Williams dans sa publicité malgré son refus explicite — la nouvelle direction de Disney a présenté des excuses publiques à l’acteur et lui a offert, selon plusieurs récits, une toile de Picasso en guise de gage de bonne volonté.

Robin Williams est revenu. Et ce troisième volet, préparé avec un budget nettement supérieur à celui du Retour de Jafar, est de loin la meilleure suite vidéo jamais produite par le studio.

L’histoire

C’est le jour du mariage d’Aladdin et de Jasmine. La cérémonie est interrompue par l’irruption des Quarante Voleurs, venus dérober un objet précis parmi les cadeaux : un sceptre capable de révéler la position de n’importe quoi.

Aladdin découvre à cette occasion que son père, qu’il croyait mort depuis toujours, est vivant — et qu’il est le Roi des Voleurs en personne, chef de la bande qui vient de saccager son mariage.

Le film consiste à savoir ce qu’on fait d’un père pareil quand on l’a cherché toute sa vie.

Ce qu’il faut savoir

  • Le sujet est sérieux et le film le traite comme tel. L’abandon paternel, la loyauté impossible entre un fils rangé et un père hors-la-loi : c’est nettement plus adulte que ce à quoi une suite vidéo prétendait habituellement.
  • Robin Williams improvise à nouveau, et la différence de qualité avec le film précédent est immédiate. Le Génie retrouve son débit, ses métamorphoses et ses digressions.
  • John Rhys-Davies double Cassim, le père — l’acteur de Gimli dans Le Seigneur des anneaux et de Sallah dans Indiana Jones.
  • L’animation est visiblement mieux financée que celle du Retour de Jafar, avec de vraies scènes d’action et une séquence finale dans une île mouvante plutôt spectaculaire.
  • Le film conclut proprement la trilogie et se termine sur le mariage — ce qui laisse à l’ensemble une vraie cohérence narrative, rare dans ce type de production.
  • C’est le dernier travail de Robin Williams pour le studio sur ce personnage. Des enregistrements inutilisés de sa session de 1992 ont depuis été employés dans d’autres productions maison.

Où le voir aujourd’hui

Disponible sur Disney+. Si vous ne deviez voir qu’une suite vidéo Disney dans votre vie, prenez celle-ci : elle est la preuve que le format n’était pas condamné à la médiocrité, seulement mal financé la plupart du temps.